• 7. LA COMMUNION DU SAINT-ESPRIT

    7. LA COMMUNION DU SAINT-ESPRIT


    La communion du Saint-Esprit

     

    Nous trouvons cette expression dans 2 Corinthiens 13:14  
     
    Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous! 
     
    C’est à la fois un enseignement et une expérience. Quelque chose que Dieu enseigne et que nous devons vivre dans la pratique. 
    Nous pouvons parler de relation personnelle avec le Saint-Esprit, comme une situation vécue intimement, une union avec lui. 
    La relation dont il est question ici n'est pas une simple rencontre, mais une réelle communion, selon le terme original : "kononia". L'adjectif "koinonos" veut dire aussi "associé" (Lu 5.10; 2Co 8.23) 
     
    C'est une relation dans laquelle deux parties ont quelque chose en commun, une association. 
    Dans Philémon 17, le mot grec "koinonos"  est traduit par "ami" : "Si donc tu me tiens pour ton ami, reçois-le comme moi-même" 
    Être en communion, c'est être "uni à quelqu'un". C'est plus qu'une simple relation de sympathie  ou d'affaire ou même fraternelle. C'est une véritable "union avec" une personne. 
     
    Dans la communion du Saint-Esprit nous sommes donc unis à lui, associés et amis avec Lui. 
    Dans cette union, le Saint-Esprit nous communique la nature même de Dieu, de Christ et la sienne, par sa présence, par inspiration, révélation et puissance.
     Notre communion avec le Saint Esprit dépend de celle que nous avons avec  le Père et avec le Fils. Tout est lié et ils sont parfaitement unis et associés. 
     
    Si nous voulons que la communion avec le Saint-Esprit ne reste pas au niveau de la théorie, nous devons éprouver pour Lui certains sentiments.
     
    Honorer le Saint-Esprit :  
    L'Esprit de Dieu, qui habite en nous, est un être d'une très grande importance, au même titre que Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ.
     Il y a de notre part des comportements qui peuvent l'attrister ou le réjouir. 
    Prenez– vous pour des paroles en l’air ce que déclare l’Ecriture ? Dieu ne tolère aucun rival de l’Esprit qu’il a fait habiter en nous. 
    Jacques 4:5 (Version du Semeur)
    Jq 4:5              Croyez-vous que l'Ecriture parle en vain? C'est avec jalousie que Dieu chérit l'Esprit qu'il a fait habiter en nous.
     
    L'apôtre Jacques écrit que le monde est un rival du Saint-Esprit, car son esprit  lui est opposé. Il y a dans le monde un esprit qui agit dans le cœur des hommes les poussant la rébellion contre Dieu, sous une forme ou une autre. Aussi, Jacques met en garde contre l'amour du monde, qui se pose en rival contre l'Esprit de Dieu :
    Jacques 4:4 Adultères ! Ne savez–vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.
    Nous devons donc être attentifs à respecter sa présence et à l'honorer.
     
     
     
  •  Voici quelques points parmi d'autres  qui nous enseignent une attitude convenable à son égard.
     
    ·         L’intérêt que nous lui portons 
    Cet intérêt se traduit par l’aspiration, le désir et la recherche de sa présence, de son fruit et de sa manifestation. 
    Gardons nous de l'indifférence vis à vis du Saint-Esprit. On peut croire qu'il existe, savoir ce qu'enseignent les Écritures à son sujet, mais ne pas être réellement attiré par  une relation vivante avec Lui.
    Si nous sommes spirituels, le Saint-Esprit produit sur nous un attrait. Nous désirons sa présence et son action dans nos vies.
     
    ·         La sensibilité 
    Le Seigneur a reproché à son peuple d’être devenu insensible, dur d’oreille et aveugle. 
    Matthieu 13:15  Car le cœur  de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. 
    La sensibilité au Saint-Esprit c'est la faculté d'entendre ce qu'il dit, un cœur ouvert,  sensible, dont les facultés d'écoute et de vision spirituelles sont en éveille. 
    Esaïe 50.4 Il éveille, chaque matin, il éveille mon oreille, Pour que j’écoute comme écoutent des disciples. Le Seigneur, l’Eternel, m’a ouvert l’oreille. 
    Si nous montrons de l'intérêt, si nous recherchons les choses de l'Esprit de Dieu, il nous rendra capables de l'entendre, il ouvrira notre oreille spirituelle. 
     
     
     
    ·         L’attention 
    Ici, il s'agit d'être tournés vers le Seigneur pour écouter ce qu'il dit. 
    Esaïe 28:23 Prêtez l’oreille, et écoutez ma voix! Soyez attentifs, et écoutez ma parole! 
     
    Dans la parabole de la semence et des terrains, Jésus fait remarquer qu'il y a des gens qui n'écoutent pas attentivement, car ils sont préoccupés par d'autres choses. 
    Matthieu 13:22  Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse. 
    Lorsque nous n'accordons pas d'attention à la manifestation de l'Esprit, nous l'éteignons. 1 Thessaloniciens 5.20 
     
    ·         La disponibilité 
    Si nous voulons entendre le Saint-Esprit et vivre dans sa communion, il faut prendre le temps de venir et  demeurer dans la présence de Dieu. Consacrer du temps au Seigneur est une chose  que nous négligeons souvent car nous sommes très occupés, trop occupés. 
    Dans la prophétie de Osée où le Seigneur dit à son peuple : Je veux l'attirer au désert et là je parlerai à son cœur. Osée 2.14 
     
    Être disponible c'est se laisser attirer à l'écart pour seulement  être dans la présence du Seigneur et attentif à ce qu'Il dit. 
    Marie, la sœur de Marthe et de Lazare, était assise aux pieds du Seigneur et elle écoutait sa Parole. 
    Nous devons mettre du temps à part pour Dieu,  par la lecture de sa Parole écrite, la Bible, par la prière, l'adoration et les actions de grâces, parfois sans paroles,  dans le simple recueillement en le laissant parler à notre cœur. 
    La Bible nous rapporte qu'un jour les ânesses du père de Saül s’étaient perdues et il envoya son fils pour les chercher. Ne les trouvant pas il alla voir le prophète Samuel, qui lui dit : Ne t'inquiète plus des ânesses de ton père, elles sont retrouvées. Arrête toi et je te ferai entendre une parole de Dieu. Vous trouvez ce récit dans 1 Samuel 9.1 
     

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique